Le Seigneur Des Anneaux

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 Un campement sur la rive

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Varsha
Chieur du clan


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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Mar 30 Sep - 15:02

Varsha se releva en soupirant et, chose remarquable, en arrêtant de râler. Partant du principe que râler l'empêchait de suivre ce qui se passait autour de lui et qui franchement, outre lui échappait, formait un joyeux chaos.
    -Varadji : Fait [faciliter le transit intestinal!]*, je comprend rien, conclut-il solennellement. On relâche son attention une minute, et comme par hasard tout ce qui doit se passer d'intéressant se passe quand je suis la tête dans les nuages!

Voyant par ailleurs qu'une fois de plus, personne ne s'intéressait à lui, il en profita pour récupérer ses armes. Puis, en se retournant, il vit un nain tirer à l'arc. Varsha se dit qu'il avait du voir un repas passer pas loin, jusqu'à ce qu'il entendit un cri. Dégainant son Yatagan, le variag s'approcha de Drizha pour demander :
    -Qui doit-on tuer?

Un homme autre que variag aurait dit "combattre" mais, curieusement, dans la langue variag on faisait rarement la nuance. Toujours en armure d'apparat (que les hommes de Ker-Dûnaphil n'avait pas jugé sage de lui ôter), Varsha jura lorsqu'il se pris un pied dans sa cape, en mauvais état. Sans attendre la réponse de Drizha, il fonça vers sa monture.
Quelque secondes plus tard un autre juron en varadji s'éleva d'un buisson dans lequel venait de trébucher Varsha. Se relevant il dit :

    -J'en ai marre de passer mon temps étalé par terre nom d'un Féroce Ailé! Qui laisse ses cadavres traîner n'importe ou??

Ceci dis il leva par les aisselles un homme au teint pâle, à l'air évanoui (il aurait pu dormir, toutefois la bave qui coulait d'un coin de sa bouche donnait un indice quant à son état). Arkahil, qui avait entendu les hommes de Kerwin et déterminé leur nombre (plus ou moins, au delà de vingt le compte devient "trop" pour le rôdeur) s'était évanoui, sous le choc.




*la censure est fier de vous présenter son système de remplacement automatique du mot!
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Ker-Dûnaphil
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Mar 30 Sep - 15:32

Amos Trisk, qui lui n'avait pas relaché son attention sur le variag, des fois qu'il ait décidé d'aller tuer un garou, vint devant lui afin de récupérer le pauvre rôdeur :
    -Celui là est à nous! Merci de l'avoir retrouvé! Hou là! Il a mauvaise mine.

    -Ouaip,
    fit Kylian. Tel que je le connais, il est pas loin du coma post-traumatique, comme qui dirait notre Erlan, donc doit y avoir... Hum... Je dirais une quarantaine d'hommes dans les parages, en nous comptant nous et l'escorte du gusse sur qui on vient de tirer.

    -Je ne sais pas, je dirais une cinquantaine en tout moi. Il a vraiment mauvaise mine quand même!
    répondit Amos.

    -Mouais... Pas sûr, fit Arsalan.

    -Bon, ok, on vote? Moi je dis : une quarantaine.

    -Non, une cinquantaine.

    -Ah, je sais pas...

    -Minimum quarante en tout cas!

    -Ouais, mais je dirais qu'il y en a cinquante.


De son côté Ker-Dûnaphil apprécia que les gardes soient assomés, tout en se rappellant de ne pas trop taquiner le gouverneur en présence de féroces ailés. Après tout, un coup est vite arrivé surtout quand on nettoie un sifflet par exemple. Il aprécia également le surnom donné par les nains. Il est vrai qu'Ecarlate avait une fort belle voix, portant loin. Mais il s'adressa avant tout au nain, justement :
    -Vous êtes un chasseur expérimenté maître nain, vous avez parfaitement entendu un meuglement de mu... de Buffle et avez tiré. Dommage qu'il ne s'agisse que du prince de Cair-Andros, nous aurions pu faire un bon repas!

Susurra Ker-Dûnaphil, amusé par la situation.
    -Ah Wistan, ta bonne humeur m'avait manquée, fit ensuite le roi de Nùmenor à l'adresse de son cousin bien aimé. Je serais fort marri si tu démissionnais après mon mariage d'avec le gouverneur, mais je respecterais ton choix. Enfin! Pour en revenir à la diplomatie, je dois avouer que les relations entre Cair Andros et Nùmenor ne sont pas des meilleurs. Pas après que ma chère et tendre future épouse ait été atteinte d'une flèche.

Après tout, on ne pouvait pas blâmer un accident de chasse, se dit Ker-Dûnaphil. Surtout perpétré par un nain. Oui, il était certain de pouvoir négocier des avantages en compensation de l'incident diplomatique qui avait eut lieu plus avant dans la cité. Hors de question de laisser impuni la blessure qui avait été faites à son aimée. En parlant d'aimée, il s'adressa au variag qui accompagnait le gouverneur vers les prisonniers inconscient :
    L'on dis que les femmes variags ont plusieurs compagnons. Cela ne me gène pas, à moins que vous ne me gêniez dans ma relation avec Ecarlate.

Ker-Dûnaphil se mordit la lèvre : il mentait en disant que cela ne le gênait pas, mais il doutait de pouvoir faire autrement, il lui faudrait donc, difficilement, s'y faire. Dans cette optiques, les mois à venir risquaient d'être animé.
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Jhosua Mogiau
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Ven 3 Oct - 8:53

La bouderie imaginaire de Jhosua se tranforma peu a peu et sans que personne n'eut pu le prédire de façon certaine en bouderie bien réelle, en facheuse contrariété. Il était présentement dans m'etat de ces jeunes enfants gâtés qui voient le plus beau des cadeaux etre offert a leur frère: une sorte de contrariété générale envers tout et tout le monde.

"Eeeeh, avant de tirer z'auriez pu me d'mander mon avis! Mais puisque je vois que l'heure n'est pas a la démocracie mais a la di-plo-ma-cie, et je suis un professionnel, je décline toute responsabilité en cas de malheureux reflexe au cas ou des hommes en armes entreraient dans le campement."

Il jeta un regard complice a sa bande qui interpreta bien vite le message. Et, chacun sortant son arme, et se mit en place une sorte de pantomime géant méttant en scène une bande de pauvre garçons auquel la vie n'avait jamais fait de cadeaux et surtout jamais offert de neurones.

"Oh, oui, c'est vrai quoi... Je l'ai vu, j'ai paniqué, j'ai tiré!" geignit Flail en se tordant en positions invraissemblables sencées représenter la tristesse du genre humain.

"Il avait une très, très grosse masse et une armure, j'ai cru qu'il me menacait!" pleurnicha Maneau en tirant de sa sacoche une arbalète de poing

"C'est vrai, on a pas idée d'envoyer des gens d'arme dans un camp sans prévenir, aussi!" accusa a son tour Bigbill, en passant le doigt sur une epée a deux main a faire blanchir le plus foncé des orcs.

"Enfin bref" reprirent t-il tous en coeur avec moult regards entre amusés et carnassiers, "on a cru a une attaque et en bon voisins, on a voulu proteger Cair Andros!"

Armés, dangereux et postés a divers endroits du camp, chacun prenait l'air innocent de qui vérifiait son arme en vue d'un combat lointain et fort violent pour proteger la patrie.
Jhosua pendant ce temps, était fort satisfait de la situation. S'il fallait se battre, et il fallait se battre, du point de vue parfois simpliste de Jhosua, il se battrait, et il allait se battre. Efin, non, il allait plutot réagir a ce qu'il prendrait pour une attaque.

"Pas plus de trois, okay les gars?"
"Chacun?" tenta innocement Karpatt.
"En tout."
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Mary Poppins de Barad'Dûr


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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Lun 6 Oct - 9:28



    « On dit des femmes Variags qu’elles ont aussi l’intelligence de laisser leurs compagnons se débrouiller seul face à la rivalité machiste. Au fait, roi, je ne vous ai pas encore autorisé à me draguer. Privilège Variag, aussi. »
    Répondit Ecarlate en s’éloignant dans un déhanché provocateur pour d’autant plus attisé les tensions entre les deux hommes.


Drizha se contenta d’adresser un sourire éclatant à Ker-dunaphil.
La phrase de sa compagne venait à pic pour ne pas avoir à commettre un crime de lèse-majesté ou de se salir les mains, tout dépendait de quel côté on se plaçait, et Drizha se plaçait toujours du côté Variag.


    « Ca va mon p’tit lapin ? »
    Demanda une cousine, songeuse, en passant un bras autour de l’épaule de son cousin.

Cousin qui devait se sentir beaucoup moins bien, car un "mon p’tit lapin", lâché devant ses hommes de mains, était bon pour ruiner une réputation de gros dur sanguinaire.

Ecarlate était songeuse car elle aurait un service à demander à Jhosua, mais elle était certaine que ce service serait un délice à accomplir. Quoi que nombre de personnes enlèveraient le "ce" de la fin du mot "délice"
.
    « Tu crois que tu pourrais gérer les assommés? Sont complètement barjots par ici… »

Le mot gérer chez les Mogiaux était lourd de sous entendu. On l'utilisait pour remplacer toutes les phrases encombrantes.
Tu peux allez cambrioler cher Mr pignar ? devenait : Tu gères la visite chez Mr pignar ?
Tu peux me débarrasser des gars qui me poursuivent ? Devenait : Tu gères les mecs qui me traquent ?
Etc…

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Jhosua Mogiau
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Lun 6 Oct - 12:50

Jhosua se contenta d'ignorer le p'tit lapin, comme un digne prince qui ignore les rumeurs moribondes qui courent en son dos princier. A ceci près que le digne prince était d'une roublardise rare pour un digne prince, bien sur.

"Oui ma choupinette en sucre, et tu veux pas dix balles et un marth aussi?"

Les marth étaient de succulentes petites barres chocolatées fourrées a l'opium, que certains dirigeants ambitieux avaient autrefois distribués a leurs soldats pour leur redonner des forces et du courage. Il s'avera très vite que ce fut un echec cuisant. Les soldats se goinfraient plutôt que d'attaquer a longueur de journée.
Les marth avaient tirés leur nom d'un vieux dieu de la guerre payen aujourd'hui tombé dans l'oubli, probablement a cause de la mauvaise réputation guerrière des Marth. Toujours est-il que depuis, l'expression qui les avaient rendues célèbres, "Un Marth et ca repart" était restée dans la culture populaire a cause des soi-disant valeurs energétiques de la barre.

Enfin, revenons a nos moutons. Enfin, a nos loups, a tous les sens du terme. Jhosua jeta un bref regard sur les assomés et leva un doigt vers trois de ses soldats. Jhosua était très fort: il parvenait, ce qui deviendrait, il n'en doutait pas, légendaire, a pointer plusieurs personnes en même temps... Et avec le même doigt.

"Ral, Tipol, Ark, vous prenez ces trois mecs, vous les attachez pour pas qu'ils n'aient de gestes malheureux et vous allez aller les rafraichir avec un peu d'eau. Vous les laissez la, leurs types les retrouveront bien assez tôt. Et ne les tuez pas. Pas besoin."

La traduction donnait a peu près: " Balancez les moi a l'eau avec du lest aux pieds. Y'aura pas besoin de les tuer vous-même. Y mourront tout seuls."
Et quand bien même Tipol se demanda un instant, n'etant pas très a jour niveau codage, ce qu'un ornythorinque avait a voir là dedans, les trois désignés s'exacutèrent quasi-instantanément. En quelques secondes, les trois soldats se retrouvèrent attachés, dépouillés de leurs armes et en route vers leur destin, comme aurait dit l'autre.

"Ah, et, soyez discrets, je crois qu'on veut pas que leur chef s'appercoive que vous vous baladez avec eux, saucissonés, ca pourrait nous attirer des ennuis." expliqua Jhosua tout a fait serieusement. "Et le genre d'ennuis qu'on ne veut pas." se sentit-il obligé d'ajouter. En effet, le mot ennui ayant, lui aussi, un sens très particulier dans son jargon de brigand.
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Sha
Damoiselle d'Eketta et Charlotte malgré elle


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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Lun 6 Oct - 20:20


    « Quand je disais gérer, je n’imaginais pas de cette façon exactement. Mais, là, Cair-Andros aurait fait de même avec nos soldats.
    J’aurais préféré qu’ils rencontrent une troupe de brigand et que cela se voient histoire de ne pas compromettre Umbar et sa neutralité.
    Au fait, Jhosua, ils sont 4. Pas 3 .
    Et tu pourrais attendre que les délégations d’Umbar et de Nùmenor soient parties avant de nettoyer?
    Wistan, gères le départ!
    Kennotcha, gères l’homme qui arrive par l’est… »

Ecarlate n’était pas une devin pour prévoir l’arrivé de Kerwin, elle était seulement une Mog, un de ces humains capable d’écouter et de comprendre la signification des cris des animaux et Kerwin, avec ses cris et ses râles, faisaient fuir lapin et oiseaux des bosquets et ceux-ci ne manquaient pas de prévenir leurs copains qu’un type bruyant traversait la forêt.


Mais Kennotcha avait une toute autre affaire en cours, et ce qui actuellement accaparait toute son attention était une jeune fille métis avec qui il était entré en conflit depuis quelques secondes et de la façon suivante :


    «- Bon, ça ne marchera pas le Noir-Parlé ? Vous m’écoutez au moins quand je m’exprime ?»
    S’impatienta une Cha’, Charlotte de son vrai nom, qui n’en pouvait plus d’être transbahuter sur une épaule aussi confortable soit-elle.

    «- Non. » Confirma, hautain, le Haut prêtre.
    « Je n’écoute pas les jeunes demoiselles qui prétendent parler une langue quasi oubliée de tous »

    «- Quoi ? Vous voulez dire que je mens ! » S’offusqua la jeune fille.

    «- A peu de chose près oui. »

    «- HOO !! » Charlotte se vexa d’autant plus. « Nazruul nera tal’ »

    «- Pardon ? Savez-vous, au moins, ce que vous venez de dire, mademoiselle ? »
    Sermonna Kennotcha en reposant sans manière la gamine à la langue bien pendue.

    «- Charlotte . » Dit-elle, assise sur son séant, suite à sa chute d’une épaule.

    «- Non, ce n’est pas ce que vous venez de dire. »

    «- Si, je viens juste de le dire : Charlotte. » Insista-t-elle

    «- Nazruul nera tal’ ne veut pas dire Charlotte »
    Kennotcha toisait cette enfant qui l’embrouillait.
    «- Je vous prierai de rester poli, monsieur ! Ce ne sont pas des choses qui se disent ! »

    «- Vous venez à l’instant de le dire ! »
    Cette fois, dans un large mouvement de main, c’était au Haut Prêtre de prendre la mouche devant un tel déni.

    Mais l’enfant n’en démordait pas. Tournant le dos à Kennotcha en croisant les bras, elle souffla :
    «- Non, je viens à l’instant de dire que vous deviez rester poli. »

    «- Je… Mademoiselle !! » Cracha-t-il excédé.

    «- Charlotte »
    Compléta-t-elle dans un automatisme en oubliant la honte quelle éprouvait face à son prénom.

    «- Quoi Charlotte ? »

    «- Oui ? » Fit-elle en se retournant.

    «- Non, je vous demande pourquoi vous dites Charlotte, je ne vous ai pas appelé ! »
    Kennotcha se pinça la racine du nez en soupirant de désespoir. Les elfes n’étaient pas sujet aux migraines, en principe…

    «- Comment ça ? Vous voulez que je parte ? »
    Mais une Charlotte, bien constituée, adorait enquiquiner son monde, et, elle n’allait pas s’en priver.

    «- Non ! Je n’ai pas dit cela ! Je vous demande pourquoi le Charlotte »
    La voix du haut prêtre frôlait avec la supplique alors que ses mains jointes se posaient sur ses lèvres.

    «- Parce que je suis mademoiselle Charlotte. Et quand on est bien élevée on dit Mademoiselle Charlotte et non mademoiselle tout cours ! »

    «- ha. J’ai comme une migraine là… bon, reprenons. Je vous prierai à l’avenir de ne plus m’insulter, même pour me prouver que vous parlez le noir-parlé. J’ai vu.. »
    Demanda-t-il en posant ses fines mains aux ongles aiguisées sur les épaules délicates de Charlotte.

    «- Non, vous avez entendu.»
    Le reprit la petite dont le contacte n’avait pas fait perdre le nord.

    «- Je… MADEMOISELLE ! » Il perdit patience.

    «- Charlotte. »

    «- Suffit ! J’ai compris. Je vous interdis de … »

    «- De quoi ? De vous tenir tête ? »

    «- Graaah ! » Grogna-t-il en montrant des crocs que Charlotte n’aurait pu croiser qu’au zoo.

    Les mèches rousses volèrent sous le souffle du Haut-Prêtre, mais elle répondit :
    «- Inutile de grogner, les lycanthropes ne m’impressionnent pas ! »

    «- Les lycan… mais ? »
    Comment pouvait-elle avoir deviné sa nature profonde? Songeait Kennotcha avant de se ressaisir:
    « Ho ! Vous dites cela car le seul que vous ayez rencontré est Idrahil. »
    Railla Kennotcha qui ne portait pas en estime le Seigneur du Nord.

    «- Ha bon, vous êtes Idrahil ? » insinua Charlotte du bout des lévres.

    «- Non, je suis Kennotcha. »

    «- Donc Idrahil n’est pas le seul que j’ai rencontré. »

    «- Mademoiselle Charlotte, vous commencez à sérieusement m’agacer. »

    «- Monsieur Kennotcha apprenez à vous exprimer. »

    «- On ne m’a jamais reproché m’a façon de m’exprimer, mademoiselle. »

    «- Charlotte. C’est que vous n’avez jamais eut affaire à des personnes cultivées et cela ne m’étonne guère pour un prêtre de Morgoth, vous devez fréquenter les Orcs et autres globinoides sans cervelle ? »

    «- Pour une métisse Elfe noir, des elfes parias, je vous trouve bien présomptueuse ! »
    Ce fut avec une presque cruauté qu’il attrapa une des oreilles pointues de la jeune fille pour la tirer vers le haut.

    «- Aie aie aie !» gémissait Charlotte tandis qu’elle s’exerçait à se tenir sur les pointes pour soulager son oreille.

    «- Vous n’osez même pas affirmer vos véritables racines ! Même au niveau des cheveux que vous avez blancs sous cette teinture ! Mademoiselle CHARLOTTE ! »

    «- Est-ce que vous, vous vous baladez avec vos touffes de poils ! Aie ! Vous me faites mal ! »

    «- Pardon. Ca va mieux ? »
    fit-il en relachant l’oreille et la caressant du bout des doigts pour soulager celle-ci.
    « Vous ne devriez pas vous cacher ainsi. Vous faites partie en moitié, d’une race rare et noble qui avant la trahison d’Eol et son asservissement par Legolas, servait intelligemment Morgoth. »

    «- Je ne veux pas servir Morgoth, ou est l’intérêt alors de ce métissage mis a part les ennuis qui vont avec ? Durant toute mon enfance on me l’a reproché pourquoi a présent je m’en ventera… »
    Sic, elle regrettait déjà d’avoir lâché une bride de son passé…

    «- Je ne vous le reproche pas. Vous avez eut affaire au mauvaises gens. »

    «- Kennotcha gère le prince.» Yrris venait de couper leur conversation.

    «- Je vais devoir y aller mais nullement sans vous. »

Il attrapa le bras de Charlotte ne lui laissant pas vraiment le choix sur la décision à prendre.
    « Un cours accéléré de déplacement elfique en forêt, cela vous tente ? C’est l’avantage d’être métis, nous avons la meilleure moitiée de chaque race. Pourtant, je me considère comme demi-humain et non demi-elfe, je ne comprends pas que tous mettent en avant, dans le métissage, le coté elfique et non l’humain. Ayant vécu à la cours de la forêt noir, je peux vous dire que les humains sont bien plus passionnant que les elfes. Et vous avez une éducation pleinement humaine … »
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Ker-Dûnaphil
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Mar 7 Oct - 15:47

Ker-Dûnaphil sourit malgré une certaine... Nostalgie : les paroles d'Ecarlate promettaient de longues journées mouvementées, que le sourire du variag venait confirmer sans l'ombre d'un doute! Nostalgie car cela allait lui rappeler fortement les réceptions d'Umbar. Et la vie à la cour d'Umbar en général à vrai dire.
    -Une nouvelle ville avec une nouvelle dirigeante... mais toujours les mêmes coutumes!

    -Hum, je vois ce que vous voulez dire seigneur.

Ker-Dûnaphil se tourna vers Erlandûr. Celui ci se cramponnait à son sac comme... Une grand mère à ses allocations en fait. Pas très charismatique comme attitude, remarquez, mais au moins on ne pourrait pas voler son sac.
    -Je vois que vous avez retrouvé vos biens.

    -Hum? Oh, oui en effet.
    Erlandûr se repris, et eut le mérite de ne pas céder une pouce de terrain facial : aucun gène ne se lut sur son visage.

    -Vous m'en voyez ravis! Je ne serais pas obligé de faire appel à Kennotcha ainsi. Bref! Ker-Dûnaphil se tourna alors vers le variag : La dame à parlé! Mais, il me semble que j'ai raté le moment ou vous vous présentiez..?


Plus loin, Arkahil était toujours inconscient, dans les mains réconfortantes de trois de ses compagnons :
    -Tu crois qu'on peut l'utiliser comme un thermomètre?

    -Quoi tu veux... Enfin... Ça ferait mal quand même!

    -Hein?

    -Bein tu sais, comme quand t'es malade!

    -Quel rapport?

    -Bah avec le thermomètre...

    -Amos.

    -Ouii?

    -...

    -Ha! Si on peux même plus plaisanter
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Mary Poppins de Barad'Dûr


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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Mer 8 Oct - 15:13

    « C’est que je ne me suis pas présenté. Que voulez-vous, la coutume veut que chez nous, les inférieurs se présentent en premier, Roi Ker-Dunaphil de Nùmenor. A présent, j’ai un Varsha a allé ramasser. »
    Ce qu’il alla faire en méprisant parfaitement son rival, enfin, d’après ce dit rival, tout en déclarant :
    « Je suis Drizha du clan … Shaman et Meneur de Loup. Il est inutile de me répondre car je sais qui vous êtes, vous vous êtes docilement annoncé comme tout inférieur connaissant son statut. »

Le sage (d’habitude) Drizha montrait ses crocs virtuels, mais le jeu en valait la chandelle et mieux valait d’annoncer immédiatement la couleur à cet homme qui prétendait dompter sa compagne. Une couleur qui s’approchait fort du Bleu dans ta face avec une touche de Vert vexé.
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Ker-Dûnaphil
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Mer 8 Oct - 15:47

    Et bien, voilà une réaction à laquelle... Je m'attendais. Agressive et méprisante. Ma parole, je me croirais de retour à la cour du vivant mon père. Insultes, Intrigues et Inhumations. Les trois "I", comme il se plaisait à le rappeler.

Insultes, Intrigues et Inhumations. Ker-Dûnaphil avait les trois "I" parfaitement en tête. Son père avait toutefois toujours trouvé qu'il bâclait trop souvent les deux premiers, et passait trop rapidement au troisième lorsqu'il se sentait en colère.

En l'occurrence le seigneur de Nùmenor l'était, en colère, et rêvait d'ossir le prétentieux et insultants variags sur le champs! Mais cela manquait de classe, et tout ce que faisait Ker-Dûnaphil devait être classe. Tout le temps, même lorsqu'il rédigeait une feuille de compte des trésors du royaume.
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Jhosua Mogiau
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Mer 8 Oct - 17:40

Jhosua s'etonna un instant de la réaction de sa cousine. Faire le lien? se dit-il, mais comment feraient il le lien s'ils sont noyés et... ah oui. Il se rendit compte que tout le monde ne comprenait pas son jargon technique.
Il se tourna ansuite vers le problème du quatrième soldat.

"Bien, Bigbill! Rattrape les autres et laisse le sur la rive, a poil. Et montre lui la couleur de l'As de Pique."

Bigbill, parfaitement a même de comprendre la jolie métaphore, s'employa a remplir sa mission du mieux qu'il le put. Il attrapa le soldat et l'emporta a la suite des autres.
Il s'employa ensuite a regarder, amusé, la scénette digne des plus belles farces populaires, dépéignant des ségneurs pédants, méprisants et trop imbus de leur personne que représentaient a merveille les deux personnages burlesques qui se chamaillaient présentement a coup de blagues ségneuriales, donc pas drôles, et d'insultes nobles, donc pas insultantes pour deux sous.

Deckard, lui, portait un interêt différent a la conversation. Il s'approcha en titubant de Drizha.

" Escusez moi, je me présente, j'm'apelle Deckard, et j'voudrais savoir, m'sieur Drizha, si vous pouviez me rapeller, ca m'interesse, ce que vous venez de dire a propos des ordres de présentation en fonction de la supèriorité?"

Loin de lui l'idée de tourner en bourrique ledit Drizha, loin de lui l'idée saugrenue de faire un acte d'une telle folie. Non, c'etait plutot un mélange entre curiausité pure d'explorer une idée nouvelle et une autre forme de curiausité qui le poussait a vouloir observer comment une haute personne se sort d'un guet-apens qu'il se tend a lui-même.
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Mer 8 Oct - 19:39


Drizha se contenta d’un sourire énigmatique pour toute réponse.

    « Aide moi donc. Prends ce gamin d’un côté, je le soulève de l’autre. »
    Fit-il en passant un bras de Varsha au dessus de ses épaules.
    « Je vais t’expliquer les traditions, mais d’abords, il faut le transporter sur l’un des Féroces Ailés. »

En fait, Drizha n’avait aucune attention d’expliquer quoi de ce soit. Pour exciter le caractère du roi de Nùmenor, le shaman avait monter cette histoire de présentation inversée, et il avait si bien faite que tous semblaient l’avoir gobé. Cela l’amusait d’autant plus.
C’était l’avantage d’appartenir à un peuple à la culture complexe et exotique, en plus de pouvoir manger avec les doigts et roter à table en toute impudence.


Ecarlate qui avait suivit du coin de l’œil la querelle Kennotcha / Charlotte, se dit dans son fort intérieur que la petite s’embrouillait tellement avec les prêtres de Melkor qu’elle allait finir par en devenir une.

    « Jhosua, ils feront le lien car ils devineront que les Féroces Ailés sont d’Umbar et que nous sommes les méchants. Tu devrais connaître, depuis le temps, les habitudes des gentils Gondoriens. Ils devinent tout, savent tout et ne perdent jamais un combat même si ils sont mourrant. Ca doit être génétique chez eux, ce n’est pas possible autrement. »
    Fit Yrris d’une voix apaisée en constatant que chacun trouvait une place dans le convois.

Le roi et Drizha allait s’occuper ensemble, ce qui lui enlever bien 120 kilos de graisse masculine inutile.
Son cousin pouvait enfin massacrer à sa guise, Varsha était prit en charge, Kennotcha venait de se trouver une nouvelle élève et Oradin… Oradin était où d’ailleurs ? Se demanda-t-elle en se tournant et retournant.


Wistan venait de recevoir un ordre lui ordonnant d’ordonner. Quel Pied ! Et il prit cela à cœur. Alors que son cousin jacassait avec son prêtre, le Capitain Wistant, lui, s’accaparer la troupe de Ker-Dunaphil dans des :
    « Repliez les tentes !
    Sellez les montures !
    Dépêchez vous !
    Ou son les affaires du Gouverneur ?»

    A mi-voix pour ne pas alerter l’ennemi probable.

    «- He ho ! Ca, c’est mon souci, Wistan! »
    Rappela Ecarlate à son Capitaine.
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Mer 8 Oct - 23:33

Jhosua haussa un sourcil sans réveiller l'autre.

"C'est ta faute aussi, pas maligne de voyager en truc du malin... Eeenfin, s'pas mon problème. Ca sera a toi de t'en occuper, de ces omnipotents, s'toi qui sera soupconnée. Pas moi. Et je pourrais de fait les attaquer a revers. Héhé. M'enfin loin de moi l'idée de t'utiliser de la sorte et de planifier ton malheur, ce n'est pas mon genre"

A vrai dire, il avait dit ca plus pour blaguer qu'aurtre chose, sur le ton de la plaisanterie. Mais il en pensait un bout...
Le pirate se tourna ensuite vers sa troupe qui avait déja commencée a se préparer. Seulement, vu qu'ils avaient déja toutes leurs affaires sur eux, ils étaient relativement plus prêts que les autres et appliquaient le système légendaire du rasoir quatre lames de la D.D.E, c'est a dire une lame qui coupe le poil et les trois autres appuyées au manche.
Ils attendirent patiemment le reste de ce qui devenait de plus en plus proche d'une armée. Sauf Deckard.

Celui ci jeta un regard carnassier, de ces regards plein de mépris, de malice et exprimant habituellement la mise en place d'un plan machiavélique. Mais Deckard n'avait pas besoin d'un plan. Il s'amusait juste de la bêtise de Drizha qui n'avait compris aucun sous-entendu pourtant, il pensait, plus qu'évidents. Le personnage tomba soudain dans son estime.

"Attendez, je crois bien que vous n'avez pas compris ce que je cherchais a vous dire, m'sieur. Ce qui ne m'etonne guère, en fait, au vu de ce que j'apellerais la sincère et franche bétise qui semble vous habiter. Je croyais pourtant avoir compris votre système de présentation imagé, mais il semble que vous ne soyez vous-même pas assez clairvoyant pour l'appliquer en d'autre temps que pour prouver votre superiorité personnelle... Toutefois, il semble être juste: au plus idiot de se présenter en premier, et vous l'avez fait ... Je m'en souviendrais a l'avenir. Ce qui me rapelle une autre citation: on peut apprendre de qui que ce soit, même des plus pédants et des plus idiots. Maintenant je vous laisse a votre portage de ce type."

Deckard s'eloigna ensuite contrarié, il n'avait au final rien pu observer de satisfaisant, et quoi qu'il eut apprit quelque chose, ce n'etait pas ce qu'il attendait. Il fronca les sourcils, et pour se calmer, débouchea une flasque de visky.
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Jeu 9 Oct - 4:38

En principe, quand un être insultait un Variag d’idiot, de bête ou autre nom d’oiseau usité par des personnes ayant une imagination aussi fertile que le désert de l’harad, le Variag s’énervait et exécutait
Mais Drizha était bien au dessus de ces coutumes traditionnelles. Il était un sage, un homme patient ce qui n’était pas le cas de tous, avis qu’il fit partager à son compagnon exsangue.

    « A la distribution de la patience et de l’écoute par les dieux, ce Decker fut oublié, tu vois, Varsha. Je reviens, je vais mettre les choses au points.»

Le shaman posa son compère et se dirigea vers celui qui aurait du être le plus intelligent de la bande, ou le plus fort, mais le physique ne se prêtait pas à la seconde solution.
    « Cousin de Petite Flamme, Jhosua.
    Dites à votre homme, Decker, de se calmer. Sur un autre que moi, ses insultes d’enfant contrarié lui aurait été mortelles.
    Qu’il sache qu’elles ne m’ont pas touché car si sa patience et non son orgueil avait guidé ses pas, j’aurai eut le temps de lui expliquer que le protocole exposé n’était qu’un leurre pour attiser la colère et tester les connaissance sur mon peuple d’un moins orgueilleux que lui.
    Il est amusant que ma farce est plus contrarié un de vos hommes que le roi concerné par le test.
    Je vous laisse mais vous arraches Petite Flamme pour plusieurs minutes»

Drizha était un Variag exceptionnel dans son genre. Un opposé à sa culture. Il possédait la tempérance qu’il manquait à l’entièreté de sa nation, ainsi qu’un bon dictionnaire Variag / Commun.
Sans brutalité, l’homme à la peau de nuit saisit la rousse par le poignet pour l’entraîner vers Varsha.


    «- Qu’il y a-t-il Drizha ? »

    «- L’homme-au-fiel-dans-la-bouche m’a refusé son aide. Il fut vexé de ne m’avoir piégé, ignorant qu’il n’y avait nul piége puisque nul ordre de présentation. Je ne peux charger seul Varsha, il fut toujours très lourd comme garçon»

    «- J’ai rien compris au début…. Sauf pour Varsha. »

    «- Je t’expliquerai. Ce sera long. Mais, cela m’attriste de te demander ça : J’aimerai que cette bande de gredins ne fasse pas route avec nous car, je serai obligé de tuer le prochain qui m’insultera gratuitement, sinon Morgoth me méprisera. »

    «- Ouille… oui… je …ha, tu fous dans la … »

    «- Ce n'est pas moi, mais l'un d'eux. Il a attaqué sans raison, l'honneur du clan exigera que je lui tranche la gorge. Je ne l'ai pas fait car il est du Clan de ton cousin..»

    «- De la bande... »

    «- C'est tout comme. Je ne pouvais pas faire cela sans risquer d'entrer en conflit avec ton cousin, et je ne peux t'imposer à choisir entre lui ou moi.»

    «- Quelque part, si tu me demandes de ne pas rester avec eux... »

    «- Juste pour la route, ma louve, juste pour la route, le temps pour que ton cousin Jhosua calme les ardeurs de son frère d'arme.»


Ainsi Ecarlate et Drizha chargèrent sur un Féroce Ailé Varsha.
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Jhosua Mogiau
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Jeu 9 Oct - 5:17

Jhosua fronca de nouveau les sourcils, quoique cette fois ce fut les deux. Ca commencait a lui faire chauffer et ca commencait a l'embêter. Il ne comprenait décidément pas le pourquoi du comment de cette réaction aussi virulente. qui le choqua plus qu'autre chose. Certaines personnes n'avaient décidément aucun humour. Et retenaient mal les noms. Ca devait bien évidamment etre Deckard, ce soulard insolent et inconscient... qui petit a petit montait dans l'estime de Jhosua. Toute action querelleuse était appreciée et récompensée du moment qu'on titillait la limite sans la franchir. Il se dirigea vers la position de Kal et en passant près des féroces, il se permit d'ajouter une réponse a la tirade diplomatiquement insultante de celui qui semblait être bien parti pour devenir son beau-cousin.

" Hum, au fait, si vous avez un problème avec Deckard, allez lui dire vous-même. Je suis son chef, pas sa mère. Et si vous tenez tant a le tuer, faites. Ca ne me pose aucun problème. "

Il était vrai que la règle dans la bande était simple: quiconque se foutait dans une situation avec la mort a la clé était en faute quoi qu'il arrive. Et, Jhosua le savait, si Deckard se plaçait dans une situation fâcheuse et se faisait tuer par Drizha ou quelque autre crétin, ca resterait avant tout sa faute et il mériterait certainement sa punition. Jhosua possédait un point de vue très particulier au niveau de la gestion de ses hommes... Qui se révelait pourtant plaire.

Arrivant au niveau de Kal, il lui souffla quelques instructions rapides auquelles son compagnon répondit par un hochement de tête. L'instant d'après, il siffla dans le camp et toute la bande se rassembla, prête à partir.
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Varsha
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Jeu 9 Oct - 10:25

Varsha se laissa porter par Drizha. Non pas qu'il ne pouvait pas marcher bien sûr, mais après tout, entre membre du même clan il fallait savoir rendre service sans arrière pensée pour son prochain. Aussi laissa-t-il le maître loup, visiblement très motivé, le porter jusqu'à un féroce ailé. Il ne s'inquiéta pas outre mesure pour sa monture, qu'il ne doutait pas retrouver à Umbar, bien après l'arrivée des féroces ailés, dans le pire des cas. La nouvelle sangsue d'Ecarlate s'en chargerait pour eux, il était près à le parier.

En tout cas, la langue commune commençait à rentrer dans la tête de Varsha, qui commençait à mieux comprendre les conversations alentours. Bien que parfois légèrement altérée.

    Varadji : Ouais, c'est ce que j'vois. Tu sais, comme je vois les choses, essais de faire manger un œil de chèvre au Roi de machintruc là! Ça marche toujours sur les étrangers. Tu sais il se disent "ils ont une mauvaise réputation, on va éviter de les vexer et se plier à leurs coutumes".

Varsha ricana. Cette farce marchait toujours! Aucun des crétins qui traversait les territoires variags ne se disaient : "ils n'ont que ça à faire dans leur bled paumé, ce doit être leur seule distraction!". En vérité, ils en avaient bien d'autre (parmi lesquelles : se taper dessus à grand coups de bâton, d'orties, voir de Varsha pour les très énervés), mais ça personne ne le savait, et ça les arrangeaient bien!

Puis, comme Varsha avait un potentiel de patience aussi élevé qu'un gamin de deux ans hyperactif en phase terminale (contrairement à Deckard, il n'avait pas été oublié par les dieux : son réveil matin n'avait pas sonné, il ne s'était donc pas levé pour le dernier jour de distribution), il demanda :

    Bon, c'est bien beau tout ça, mais finalement, j'ai fait ce voyage avec Ecarlate pour quoi? J'ai une cape crébain en lambeau, on m'a empêcher de tuer un loup-garou, et au final on se récolte un roi et une dizaine de péquenot. J'espère quand même que ça me rapportera un petit quelque chose!

Fit-il en regardant Drizha et Ecarlate l'installer sur un féroce.
    Une oreille souvenir par exemple. Où une dent, ça pourrit pas au moins. J'aime bien les dents souvenirs. finit-il en ronchonnant.
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Jeu 9 Oct - 11:23

Drizha regarda Jhosua en arrêtant ses occupations, puis, il se tourna vers Ecarlate et Drizha.
Varadji :


    «- Est-ce une impression, ou ce Jhosua m’en veut ?»

    «- ffff… Il a la diplomatie et l’intelligence d’une porte de cave à vin. Aujourd'hui»
    Souffla, en Varadji, Ecarlate qui commençait à s'agacer du manque de compréhension de certain.
    «- Il n’a pas dû comprendre ce que tu lui racontais, où alors, il a purement et simplement envie de jouer au mec susceptible pour des broutilles, histoire de se donner un côté p'tit chef.
    Et l'pire, il va raconter que c'est toi le susceptible. Typique.
    T’as essayé … nan ? T’as été diplomate, et lui bouché. M’tenant t’sait ce que je ressens vis-à-vis de Cair-Andros. »

    Finit-elle dans une petit rire.


    «- … une certaine frustration d’être incomprise et de passer pour l’idiote suceptible du coin ? Oui… je vois et je partage. Ce qui m’étonne c’est que ton cousin ne défende pas son Clan.»

    «- C’pas un clan, c’est une bande. Si un clan est une meute de loup, la bande c’est un ban d’poisson . Sont prêt à s’bouffer entre eux.
    Quand aux trophées, ouaip, c’est pas des cadeaux. Je proposerai bien d’faire un détour avant de rentrer, mais vu ce que ça à donné à Cair Andros, j’me rends compte que c’est pas gagné d’s’amuser dans les Terres du Milieu.»


    «- Un loup-Garou ? Vu ton état, c’est lui qui voulait te tuer. Ou est-il a présent ? »
    Demanda Drizha assez curieux d’avoir enfin une clarification de la situation.

    «- J'me demande si ça vaut le coup que je parle à Jhosua... il est tellement borné et veux t'jours avoir raison... »
    Soupirait Yrris en plongeant sa tête entre ses bras croisée accoudés au Féroce Ailé.
    «- J'suis fatiguée.... fatiguée... »


Dernière édition par Ecarlate le Jeu 9 Oct - 17:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Jeu 9 Oct - 17:18

( je fais, chose exeptionnelle, un double post rp car Ker-dunaphil qui devait poster le rp en commun, n'a pas pu poster car il a du, par ordre parental express, se coucher. Laughing )



Ker-Dûnaphil, qui avait entendu le gouverneur, s'approcha d'elle.
Elle avait visiblement besoin de se reposer, et les récents évènements ne l'aidait pas.

    « -N'importe qui le serais, après avoir neutralisé un loup-garou, été touché par une flèche, sans compter ce qui s'en est suivit. Vous n'avez toujours pas mangé et je dirais que vous avez besoin de repos! En cette optique, demandez et vous serez exaucée. Je peux me charger de tout les détails du trajet si vous le désirez. »


    «- Comment faites vous pour être roi? Je croyais que diriger c'était tout déléguer, mais je n'y arrive plus... »
    Soupira Ecarlate, en se tournant vers le roi, et se laissant glisser pour s'asseoir au sol.


Ker-Dûnaphil réfléchit avant de répondre.
    «- Être toujours sûr de soit, chaque désir devient un ordre. Vous devez exigez à vos subordonné de savoir obéir avec intelligence. Ca revient surtout à bien s'entourer. Soyez clair, ne suggérez pas, exigez. C'est souvent difficile, je le reconnais. Le plus simple, c'est de ne pas y penser et de toujours prendre le mal à la racine. C'est plus facile si on a été élevé pour diriger. Mais la famille... C'est encore plus dur. Parce que c'est la famille. Mon père encourageait la compétition entre moi et mes frères, cousins... pour avoir la paix.»


Ecarlate écoutait le roi, elle avait souvent cette impression d'être le spectateur de sa vie sans pouvoir intervenir.
A présent un roi lui racontait sa vie, elle se retrouvait encore une fois l'épaule sur laquelle on pleurait, mais elle, elle ne trouvait aucune épaule. Elle se contenta de soupirer en affaissant sa tête entre ses bras croisés.



De son côté, Drizha n'interagissait pas, il n'avait aucune raison de le faire, sa compagne était mal, mais il n'était pas un dirigeant, il ne pouvait la conseiller et ce roi était, si il lui apportait des conseils, le bienvenu.

Ker-Dûnaphil se pencha vers Ecarlate. Visiblement, parler de lui n'avait pas eut l'effet escompté : la faire parler, elle.
    « Et maintenant, j'aimerais que vous me parliez de vous. Vous n'arrivez plus à déléguer, mais il n'y a pas que ça. De quoi avez vous envie? C'est toujours l'inverse, je parie. Les hommes vous exposent leurs envies, mais vous? »


    «- fuuu... je n'ai envie de rien. C'est ça le souci. Je n'ai pas été élevée pour diriger, j'ai été élevé pour prendre soin de ma famille.
    Quand on est sans le sous, on apprends à serrer les coudes et à mettre ses envies de coté et en reprenant Umbar, en faisant d'elle une cité neutre, je croyais pouvoir unir un peu plus les humains...

    Conclusion, la première cité que je visite m'attaque, me chasse, ... bha... j'espérais quoi des gondoriens après tout?»

Visiblement et même invisiblement, le morale de la jeune Yrris, a peine âgé de 20 ans, se retrouvait au fond de chaussettes qui n'étaient même pas les siennes.


    « Ah, une noble cause. Mais vous mettez vos désirs de côté pour ça, je me trompe? Comme si l'humanité n'était qu'une seule grande famille! Vous une êtes humaine, vous êtes une femme, vous avez des envies. Au diable les responsabilités! Les nobles ne sont pas des immatures complètement fou, il sont excentriques!

    Vous n'êtes plus pauvre, vous avez de l'argent, profitez en, jetez le par les fenêtre si ça vous plait. Diriger c'est faire faire à tout le monde ce qu'on a envie de faire, pas de faire ce que tout le monde voudrait que l'on fasse! Soyez égoïste.»


    « j'aurai du m'en douter, je n'aurais pas dû vous parler... " A coeur ouvert se dit-elle intérieurement. Allez-y moquez vous »


    « Vous avez de l'argent et une armée. Vous possédez un grand territoire, utilisez les à bon escients pour satisfaire vos envies! Ca passe aussi par prendre soin de votre peuple, mais c'est à double sens
    Je ne me moque pas, mon amour .J'essais de vous conseiller, car je vois que vous êtes une femme sensible. »


    « S'il vous plait, je suis fatiguée, j'ai essayé de vous expliquez quelque chose, et comme tout les rois cela vous est passé au dessus. Vous me demandez d'être égoïste, vous vous persuadez que je suis sensible et vous tentez de m'amadouer avec des amours. »


    « Vos envies d'unir l'humanité... Tout le monde l'as, mais... Vous vous détruirez si vous continuez ainsi. Et cela, je le refuse. »


Drizha regardait toujours du coin de l'oeil. Décidemment... les choses n'allaient pas aller en s'arrangeant et même si ce roi était à la psychologie féminine ce qu'était un orc à la décoration d'intérieur, il ne pouvait que l'approuver.

    « Je vous aime, et je ne vous rejetterais jamais. mais d'autre vous rejetterons.
    Comme pour tout le monde. Il y a ici des personnes qui ne vous rejetterons pas, profitez en. »


Toujours plongé entre ses genoux, Ecarlate restait silencieuse. Elle n'arrivait pas à communiquer, à nouveau. Elle avait l'impression que ce Ker-Dunaphil venait de partir en campagne dont la cible était le mariage. Il exposait que tous étaient ses ennemies, sauf lui...... bref, aux yeux d'Ecarlate, il n'était plus qu'un don juan cherchant à placer ses pions.

    « Vous devez accepter qu'il y ait des personnes qui vous rejettent. Laissez les à leur crasse, c'est qu'il n'en valent pas la peine. Et à nouveau vous ne dites plus rien. Insultez moi au moins, si ce que je vous dis vous insupporte. »


Yrris n'avait plus la force d'insulter, ni quoi que ce soit d'ailleurs. En plus du loup garou, de la flèche, des graves blessures de varsha, elle avait à présent un cousin aussi coincé qu'un gond rouillé à gérer... En fait, si, elle avait une envie, celle de pleurer. Mais même là, depuis longtemps, les larmes s'étaient tarie et ses yeux étaient devenu sec comme l'Harad.

A l'autre bout du campement, Wistan. Il regardait avec admiration la rapidité avec laquelle les hommes de Joshua étaient prêts. Mais son regard se reporta sur d'autres silhouettes, Ecarlate était au sol... assise, certes, mais au sol. Il se gratta la nuque dans un réflexe désué.

Ker-Dûnaphil soupira et jeta un regard à Drizha. Il n'y avait visiblement aucune aide à attendre de ce côté là, mais en l'occurrence, il aurait bien dis oui si le Variag avait proposé.
    « -Confiez vous, s'il vous plait. Si ce n'est à moi, au moins a Drizha, qui se dis votre compagnon. Je ne suis pas assez bête, même si assez jaloux, pour vous empêcher de vous confier à celui que vous aimez.»

Au diable la concurrence mesquine pour une femme lorsque celle ci va mal. Il fallait se serrer les coudes!
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Ven 10 Oct - 17:23

RP Commun Ecarlate/Ker-Dûnaphil/Varsha

    -Elle s'est confiée...

Drizha ne finit pas sa phrase. Il aurait bien ajouté: mais tu ne l'as pas écouté, trop occupé à la séduire. Pourtant, il ne le fit, cela n'aurait servit qu'à attiser la rivalité et Ker-Dûnaphil n'aurait pas écouté le message principal qui était: Occupe toi d'elle. Je ne suis pas un dirigeant.
    -Hum, je sais, et je parle trop, répondit Ker-Dûnaphil. Je me laisse emporter par mes sentiments.
Ker-Dûnaphil pris une inspiration, et dis :
    Reprenons... Vous m'avez dis être fatiguée et... Ne pas avoir été élevée pour diriger mais pour prendre soin de votre famille. Et vous m'avez l'air d'avoir été grandement déçue par les gondoriens. Ça ne m'étonne pas, une flèche n'est pas vraiment le meilleurs accueil lorsque l'on arrive avec de bonnes intentions. Ils ont déçus vos espoirs alors, j'imagine... Ils n'ont pas été très agréables. Votre cousin vous contrarie aussi?
La tête d'Yrris se releva et son menton se casa dans le creux de sa main pour mieux écouter.
    "Hé? "Pas touche à mon cousin." Ker-Dûnaphil avait exposé les fait, mais... elle espérait quelques solutions.

    La famille c'est sacré, répondit Ker-Dûnaphil en souriant. Je ne le toucherais pas. Ni mes hommes, évidemment.
Ajouta-t-il en dérision.
    "Votre cousin veut s'occuper des hommes de Cair Andros à sa manière. Demandez lui donc de le faire à la votre. Après tout ça vous concerne surtout vous, ce problème avec la ville. Quant à Cair Andros elle même... Ça peut attendre que vous soyez rentrée à Umbar, et vous n'aurez qu'à leur adresser une lettre de doléance. En leur expliquant en détails que vous n'avez pas apprécié leur accueil. Et que cela aura des conséquences. Cela devrait les faire réfléchir.
    "Pour ce qui est immédiat, vous pouvez simplement dire à votre cousin que vous apprécierez un comportement plus subtile de sa part. N'encaissez pas sans rien dire. Et si je peux me charger de quelque chose pour vous soulager, maintenant, dites et je m'en occuperais. Je peux aussi m'occuper de vous... Mais pas si vous ne le voulez pas... Je tiens à ma descendance..."

    "je lui ai demandé, il m'a simplement répondu que c'était mes emmerdes, pas les siennes.... aucun esprit de famille. Il a du le revendre aussi."Fit une Ecarlate en replongeant la tête entre ses genoux.

    "... Je ne savais pas"
avoua Ker-Dûnaphil. Qui ajouta en pensée : Solidarité 0 - 1 Égoïsme
    "Hum, si j'en crois ce que je sais, sa mère n'apprécierait pas du tout son comportement. A vous de voir si vous voulez lui faire comprendre qu'elle n'apprécierait pas plus que vous ne l'appréciez vous."

    "Quand je lui ai dit : peux-tu gérer les espions, il m'a répondu: ok, on va les noyer. Je lui ai répondu: ça va faire des emmerdes pour Umbar, il m'a répondu : tant que les emmerdes sont pas pour lui. Souffla-t-elle."Ho, bien sur, c'était de l'humour... mais ça ne change pas le fait que ce sera Umbar qui aura les ennuis"
Yrris était resté dans son explication, à la manière d'une autiste sans écouter le roi.

Ker-Dûnaphil dévisagea Ecarlate. Plus que le comportement de Cair Andros, c'était celui de son cousin qui la contrariait, alors.

Enfin, ker dunaphil dévisagea les cheveux d'Yrris, car sa tête était cachée dessous...
    -Dites ce que vous avez sur le cœur, souffla Ker-Dûnaphil. Cela vous fera du bien. Dites moi tout. je suis tout ouïe. Ou si vous en avez fini je peux vous donner un conseil?

    "Comme être reine, ce n'est pas dans ma formation de déballer mes... (sics!)... sentiments"
Dit une Yrris visiblement écœurée par le mot sentiment.
    Je ne vous forcerais pas, ce serait pire, même si je suis convaincu que cela vous ferait du bien. En attendant... j'ai deux conseils : vous n'avez pas été formée pour être reine, ne vous forcez pas. Dirigez les autres à votre manière, inventez là s'il le faut. Et faite comprendre à votre cousin qu'il appartient au Mogiau, et que vos problèmes pourraient devenir les siens.

    C'est que vous avez pas vu Jhosua envoyé énnervent Drizha, alors qu'il était venu poliment demander que ses hommes arrêtent de l'insulter... je crois que ce n'est plus mon cousin, que ce n'est juste qu'un profiteur égoïste qui s'en fout des autres..."

Là, elle venait déballer ce qu'elle avait sur le cœur... et cela la fit hoqueter de perdre ainsi un membre de sa famille, un soutient sûr... Plus le temps passait, et plus le monde lui donnait l'impression de se retourner contre elle personnellement. A la façon: Eh! les mecs! On a trouvé une cible facile!! Cool!

Ker-Dûnaphil s'efforça de comprendre. Il n'avait pas été élevé comme Ecarlate, ne comptais pas autant sur sa famille qu'elle.

    C'est toujours votre cousin, mais il a besoin qu'on le lui rappelle. A coup de marteau dirais-je, si je pouvais toucher votre cousin... Il est indépendant, ça se voit. Pas un caractère facile.

Drizha, lui, comprennait, c'était une affaire de clan et il se sentait coupable... coupable d'avoir réagit d'une façon intelligente, en parlant au chef, et non en cassant la figure de l'homme insultant. De colére contenu, il sangla un peu trop violement Varsha sur le féroce...

Ce qui lui valut un regard noir de Varsha, qui serra les dents pour ne pas hurler. Il était subjugué par le dialogue, inhabituel, quand bien même il n'en comprenait que la moité. Le coup de sangle de Drizha l'avait fait sursauté.

Yrris replongea dans ses genoux, elle savait qu'en allant voir son cousin, celui-ci la traiterai de fille sans humour ne sachant pas reconnaitre les farces, en fait, elle savait que cela ne servait plus à rien d'essayer de lui faire comprendre les choses. Il était devenu un étranger. Sa famille était les seuls gens devant lesquelles Ecarlate pouvait se
montrer sans armure, montrer qu'elle était une gentille fille un peu
éprouvée par son passé et qui n'aimait pas les elfes... Bref, une Yrris
et pas une Ecarlate. A présent, devant ce cousin, elle devait garder
cette stupide armure...

    Ecoutez, vous êtes éprouvée physiquement, fatiguée mentalement, surtout. Et si vous mangiez un peu? Il y a de quoi faire un bon repas dans les provisions qu'on fait mes hommes. Vous y verriez plus clair le ventre plein. Et rien ne nous empêche de continuer à en parler pendant que vous mangez.

    "Moui.. j'suis pas contre manger, mais j'pas la force de cuisiner... et puis, Varsha aussi ..doit manger"

    Je ne sais pas cuisiner, et mon meilleur cuisinier de voyage est dans les pommes. Trop de monde, il est agoraphobe vous comprenez. Mais Erlandûr fait des merveilles avec un lapin et quelques herbes. Et il y a assez pour 10 personnes. Donc largement assez pour vous et Varsha.

    "C'est dans les capacités innées des prêtres de savoir cuisiner?"
Posa une Yrris en se rappellant que Kennotcha était lui aussi un fin gourmet. D'ailleurs, Kennotcha devait être le seul Lycanthrope à assaisonner ses victimes avant de les manger.
    "Vous oubliez qu'il y a un nain...."

    Hum... J'imagine qu'apprendre le noms des herbes médicinales donne des idées! Avoua Ker-Dûnaphil surpris par la question. Ah! C'est vrai que les nains ont un appétit du diable! Nous chasserons au besoin, mais il faut que vous mangiez, vous et Varsha en priorité. Et on peut aussi piocher dans les provisions de Kennotcha.
Ça faisait depuis longtemps qu'Yrris n'avait plus entendu le mot priorité lui étant adressé...
    Kennotcha chasse au jour le jour... Il n'a pas de provision.
Ker-Dûnaphil haussa les épaules :
    Alors je peux envoyer quelqu'un chercher des provisions à Cair Andros. Ce n'est pas un problème. J'ai assez pour acheter de quoi nourrir tout le monde à son appétit.

    "Ou on peut toujours faire un repas léger et aller ailleurs pour se reposer et manger. Autant ne pas enrichir Cair-Andros."
Expliqua Drizha qui s'étonnait de ne pas avoir entendu Varsha hurler après avoir été fortement sanglé.
    "Bonne idée! fit Ker-Dûnaphil. Nous pourrions même trouver une auberge."

    "Oh oui, une auberge où je pourrais prendre une cuite! " Réclama une Yrris en manque d'alcool.

    Alors... Nous faisons comme ça? Mangez donc un repas léger en compagnie de Varsha, et nous chercherons ensuite une bonne auberge!" dit Ker-Dûnaphil en souriant, ravi qu'Ecarlate se trouve une envie de quelque chose. Même d'alcool.
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Jhosua Mogiau
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Sam 11 Oct - 13:50

Jhosua ne se serait jamais douté de la réaction de sa cousine: ayant depuis trop longtemps perdu a la fois son sens des réalités et sa sociabilité à force de vivre comme il le faisait, il en arrivait a certaines réactions qui malgré leur logique implacable de son point de vue étaient très, voire trop souvent mal interprétées par la plupart des gens doués d'une raison a peu près potable. D'aucun auraient pu l'accuser de mauvaises intentions, mais il se trouvait en fait que Jhosua, loin d'être le grand méchant loup, n'était qu'un joyeux couillon loin de comprendre le mot compréhension.
Par exemple, si pour certains il eut put sembler qu'il envoyât Drizha énnervent, a sa manière, il n'avait réagi ainsi que par trop grande habitude de vivre auprès de ses hommes. Pour lui, il semblait tellement logique que les affaires privées entre deux querelleurs ne le concernaient pas le moins du monde et que cela se devait d'être reglé entre eux qu'il n'avait même pas eu la simple idée de préciser sa pensée.

De fait, il s'enquissait tranquillement de la situation de ses hommes en donnant par ci par là quelques ordres pour la préparation. La journée commencait a avancer a pas de géant et les hommes devenaient petit a petit impatients de bouger ou, a défaut, d'avoir au moins quelque chose a faire. Quand Noir lança un tournoi de poker, Jhosua commença a se désinteresser des affaires courantes pour s'enquir de la situation générale

Il se rapprocha, donc, tranquille, de la réunion des cheftains,
auprès de Ker et Yrris, loin de se douter de ce qu'on lui reprochait, a tort ou a raison selon certains au d'autres...


"Bien, mes hommes sont prêts, je viens m'enquir de la situation. Des directives particulières? On fait quoi?"

Jhosua sentit cependant, pour une fois, que quelque chose n'allait pas. Et ca n'allait pas du tout. Que quelque chose n'aille pas, d'accord, mais qu'on ne lui dise pas, ca, ca n'allait pas. Il scruta tour a tour Ker et Yrris et ne sut déceler ce qu'il sentait de malsain. Alors il choisit de se taire pour l'instant. Mais il tenterait bien de découvrir le pourquoi du comment de la chose. Car il n'y a rien de plus frustrant que de savoir que quelque chose cloche mais de ne pas savoir quoi.
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Ker-Dûnaphil
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Sam 11 Oct - 15:39

RP commun Ecarlate/Ker-Dûnaphil

Yrris ne releva pas la tête pour faire face au regard ou aux mots de son cousin. Elle préfera tourner son visage, toujours appuyé sur ses avant-bras posés à la cimes de ses genoux, vers Ker-dunaphil. Les yeux de la femme disaient : là, si vous pouvez vous charger de ça, je vous en serait reconnaissante. Son cousin lui demandait ce qu'il fallait faire, hors, dès qu'elle le guidait, il n'en faisait qu'a sa tête, voir s'échinait à faire le contraire. Yrris n'avait plus le courage de lui demander, conseiller, voir lui parler de quoi que se soit. Découragée, Yrris ne pouvait plus demander, conseiller, voir parler de quoi que se soit à Jhosua, pour le moment. Si ce roi lui proposait de l'aide, c'était l'instant de le prouver.


Le regard d'Ecarlate était très éloquents. Il allait donc se faire le "porte parole" du gouverneur.
    "Vos hommes son prêt, c'est parfais! Ne les laissez donc pas inemployé : envoyez les reconnaître les environs. Nous sommes tous éprouvé mentalement et physiquement après cette journée, il nous faut donc une route sans encombre. Allez voir Arsalan, il vous en dira plus. C'est le Haradrim"
Indiqua-t-il à Joshua, en s'assurant qu'Arsalan l'entende lui aussi. Le haradrim était bavard, il serait donc parfait pour occuper un petit moment le cousin, le temps qu'Ecarlate puisse souffler un peu. Puis, parce qu'il ne voulait pas que le cousin se sentent renvoyés sans délicatesse il ajouta :
    "Vous passerez me voir plus tard, nous n'avons pas discuté de vos frais. Je vous ferais signe," finit-il.

C'était donc cela, Jhosua était là car payé... Et bhé... songea une Yrris dont l'estime envers son cousin était en chute libre avec un parachute arraché et un de secours qui avait du mal à s'ouvrir.

      "M'ci" souffla Ecarlate au Nùmenoréen



Dernière édition par Ker-Dûnaphil le Dim 12 Oct - 15:03, édité 1 fois
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Jhosua Mogiau
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Sam 11 Oct - 16:58

Jhosua resta planté comme un couillon en écoutant les directives de son futur employeur. Il avait constaté l’état peu reluisant de sa cousine et il avait été interpellé par ce subtil mouvement de tête. Dès lors, dans son cerveau, quelque chose se mit à tourner à pleine vitesse, en grinçant un peu, certes, a cause de la relative inactivité de ce secteur du cerveau chez lui qui était si rarement mis en marche qu’il fallut un temps aux rouages pour se débarrasser des toiles d’araignées, au technicien pour huiler le tout et au mécanicien pour se rappeler ou était le bouton de mise en marche.

Cette partie du cerveau à peu près aussi peu utilisée que les jambes d’un parapluie portait un nom très particulier. Un secteur particulier des relations humaines affilié au bureau spécial de la compréhension, qui ressemblait chez Jhosua plus a un bâtiment désafecté qu’a une institution d’état. Ce secteur de travailleurs surpayés et sous-travaillant se nommait communément la « Conscience ». Chez Jhosua, c’était « l’espèce de truc là bas dans le fond avec les lumières toujours éteintes et une pancarte attention au tigre a cause du truc chelou qui rôde au deuxième étage et que personne a jamais essayé de vérifier ce que c’était. »

Or donc, sa « Conscience », entre guillemets car c’est un bien grand mot pour quelqu’un de ce calibre, se mit à tourner a plein régime alors qu’il prenait congé pour se diriger vers le haradrim qu’on lui avait indiqué avec autant de cœur a l’ouvrage qu’un élève lycéen qui doit lire le capital pour le lendemain. D’ailleurs, l’âge mental de Jhosua se mit soudain à régresser terriblement : il en arrivait au point ou il se mettait à culpabiliser a la manière d’un gamin de sept ans qui n’a pas fait ses devoirs et qui va se faire gronder par le grand maitre avec la grosse barbe et la grosse règle. C’était sa faute. Ça ne pouvait qu’être sa faute… Ça se devait d’être de sa faute. Il avait définitivement fait une bêtise, mais laquelle ? Il en faisait tellement ces jours ci !


« Jhosua, tu dois réparer ta bêtise… » Lui souffla une voix lointaine dans sa tête

A cet instant précis, quiconque aurait eu l’œil sur lui aurait pu voir un Jhosua sursautant soudain sans aucune raison. Il regarda, quelque peu affolé, dans un état d’incompréhension totale, a droite et a gauche pour déterminer d’où venait cette voix qu’il aurait juré venir de sa tête.

« Oh, Jhosua ! » lui cria une nouvelle fois la voix

Il se retourna cette fois sans rien voir de plus que le camp dans son état normal. L'expérience, pour lui, était plus qu'inédite: elle était extraordinairement improbable. Qui eut cru qu'après de longues années d'impitoyabilité, sa conscience pointerait un jour le bout de son nez?


« Bon, Jhosua, tu m’écoute oui ou merde ? Je suis ta conscience. »

*Ma quoi ? Mais comment ca se fait que je t’ai jamais entendu ? *
pensa t-il, interloqué par cette apparition.

« Parce que, espèce de couillon, tu ne culpabilise jamais ! » s’ecria la voix,
en proie a une fureur carabinée (ce qui désigne un état dans lequel on n'hésite pas a sortir la carabine et a tirer sur tout ce qui bouge)

*ah, oui, je m’disais aussi… Ca veut dire que je culpabilise ? *

« Oui, parce que tu dois avoir fait une connerie quelque part, et que quelqu’un, s’tu voix de qui je parle, ne l’a pas bien pris. »

*Mais qu’est-ce que j’ai mal fait ? *


« TOUT ! Elle a pu mal prendre ta blague foireuse sur ses emmerdes ! Elle a pu mal prendre que tu rembarres l’aut couill… Drizha ! »

*Alors là non, je t’interdis, je ne l’ai pas envoyé ch… *

« Tu crois vraiment ce que tu dis ? » l’accusa une voix qui devenait de plus en plus forte

*Oui bah ca va le cerveau… Tu te calmes ou bien je te tue avec un coton tige… *

Jhosua prit le temps de réfléchir. C’était vrai, il avait fait beaucoup de bêtises en une seule journée. Beaucoup trop. Et maintenant, c’était clair Ecarlate devait lui en vouloir. Mais que faire ? Que faire ? Pourrait-il… Non, trop idiot. Devrait-il… Non, ca ne résoudrait rien. Il eut un éclair de génie. Il pourrait faire… Mais non, les musiciens ne feraient jamais ca et un petit lapin, c’est trop dur a attraper vivant.

Il resta donc là, au milieu du camp, a s’interroger sur comment se faire pardonner de sa cousine. Car si Jhosua était bel et bien un chef de guerre sanguinaire et dangereux, irrespectueux de l’ordre et de la discipline, il n’en était pas moins au départ qu’un type un peu pathétique qui tente de se donner une contenance et aussi un Mogiau. Et même si Ecarlate, Jhosua ne le savait pas mais en avait peur, le mettait en doute, cela restait tout de même une vérité et le sentiment de culpabilité qui l’envahissait petit a petit en était une preuve formelle. Mais il ne pouvait pas trouver comment se faire pardonner de sa cousine qui risquait de ne pas vouloir l’entendre, au vu de la manière dont elle avait délégué Ker pour lui parler.

Le casse-tête était entier et c’est un Jhosua complètement tiraillé qui s’approcha du Haradrim. D’un geste, il enleva son tricorne et se noua les cheveux en une queue de cheval haute avant de remettre son chapeau. Le signe était lourd de sens, cela démontrait que l’état de préoccupation dans lequel il était faisait qu’il ne supportait même plus la distraction qu’était le fait de sentir ses cheveux glisser sur son visage. Il regarda son interlocuteur tout en prenant soin de rétablir un peu de sa contenance.


« Mr… Arsalan, c’est ca ? Bien, euh, le… enfin Ker m’a demandé de venir vous voir, il dit que je dois envoyer mes hommes en reconnaissance et que… vous pouvez m’en dire plus… »
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Ker-Dûnaphil
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Dim 12 Oct - 16:06

Derrière Ker-Dûnaphil, qui sourit à Ecarlate, Elrandûr préparait de quoi se restaurer pour le gouverneur et Varsha. Rien de bien spécial : une tisane destressante, ainsi que des tartines de pain au miel, un en-cas consistant et pas trop dur à avaler (contrairement au pain de nain, par exemple).
    Erlandûr les proposa donc à voix haute :
    «- J'ai fait deux tisanes et des tartines au miel seigneur. Les tisanes sont presque prêtes. »

    Ker-Dûnaphil demanda à Ecarlate :
    «- Vous voulez que je vous apporte tout cela? »


    «- Pas d'refus, j'ai les g'noux en compote. »
    Fit une Ecarlate qui n'avait pas bougé d'un cil et qui pour une rare occasion acceptait de l’assistance.


Ker-Dûnaphil se releva souplement, afin de porter l'encas à l'élue de son cœur. Il aurait tout aussi bien pu demandé à Erlandûr de l'amener, mais l'homme se disait qu'il fallait être galant. Il eut toutefois un mouvement de recul au moment de présenter tout cela à Ecarlate, pris d'un horrible soupçon :

    «- Erlandûr? Vous n'avez rien mis de... Spécial? dans les tisanes? Vous savez, ce qui permet, hum. De faciliter les négociations »

    «- Non seigneur » fit Erlandûr."

    «- Et dans le miel? Le pain? »

    Erlandûr eut un doute puis regarda le pain qu'il avait pris :
    «- Tout va bien seigneur. »

    «- Bon. » Puis a l'adresse d'Ecarlate, Ker-Dûnaphil dit :
    «Hum,oui, j'utilise parfois ce genre de chose. Quand je n'ai pas la patience de négocier... Enfin. Cela m'arrive rarement en ce moment.»


    «- De faciliter les hum-négociations? »
    Répéta une Ecarlate en haussant un sourcil presque invisible sous sa toison rouge.


    «- Oui. Pour aplanir les difficultés, en bref, pour être franc, droguer mes interlocuteurs pour obtenir ce que je veux. »


Le seigneur de Nùmenor s'assit à la droite d'Ecarlate, toujours en train de manger. Il commençait à avoir des fourmis dans les jambes mais, surtout, il tenait à profiter d'une proximité (même chaste) avec la jeune femme sans risquer sa "fierté masculine".
Il étendit sa jambe gauche pour la soulager de la colonie d'insecte semblant en avoir pris possession, et ramena le genoux de l'autre jambe, dans le but d'y poser son coude, à défaut d'un accoudoir convenable.




    «- How... C'est pas la peine que vous dises: vous utilisez ça sur moi, z'êtes un roi mort. Hein? 'sommes d'accord? »
    Souligna, avec un aplomb naturel, une Yrris qui semblait avoir déjà des idées derrière la tête sur la manière de tuer les rois.


    «- Inutile en effet! Jamais je ne ferais une chose pareille, ce serait éteindre la flamme que j'aime tant. Ce ne serait pas franchement avisé de faire cela. »

    «- Surtout pour l'intégrité de votre anatomie que s'serait pas conseillé »

    «- En effet. Je sais déjà ce dont vous êtes capable, mais mon instinct me dis que vous pouvez faire mieux si l'envie vous en prends, non?»


Ecarlate se mit à dévorer avec avidité et peu de manières, les tartines de pain blanc au miel. Entre deux bouchées, une gorgée de tisane venait faire passer le bouchon de nourriture ainsi ingurgité.

    «- miumf.. z'êtes ridicule avec v'tre mium hichtoire de miam gloup flamme.»
    Ce n'était pas méchamment quelle disait : ridicule, d’ailleurs elle ne pensait pas ridicule, mais une éducation de rue offrait, en plus d’un uppercut dangereux, un vocabulaire sommaire.


    «- c'est un truc pour dire sexe de femme, c'est ça ?»
    Parfois l'ignorance pouvait donner des aspects juvéniles même à la plus coriace (puisque la seule) lieutenant de Sauron. Les autres, rappelons le, étant des hommes.


    «- Hum, non, votre caractère déterminé en l'occurrence! Quand on en vient au sexe, je crois que même les nobles d'Umbar ne faisaient plus de métaphores.»


    «- miush mium miam.. l'est beau le caractère déterminé quand maintenant..»
    Constata la fatigué et pas très reluisante Ecarlate .


    Ker-Dûnaphil ne fut pas surpris par la réponse d'Ecarlate, mais tout en le sachant, il ne savait pas trop quoi répondre. Aussi se contenta-t-il d'un :
      «- Après une bonne nuit dans une auberge, et un bon repas, ça m'étonnerais que vous ne vous sentiez pas mieux.»

    Il écarta de ses doigts, doucement, une mèche de cheveux d'Ecarlate. Non pas qu'il lui déplaisait de regarder les cheveux d'Ecarlate, mais plutôt qu'il aimait bien, surtout lorsqu'il discutait, voir le visage de son interlocuteur, d'autant plus lorsqu'il était aussi charmant.


Dernière édition par Ker-Dûnaphil le Lun 13 Oct - 14:55, édité 1 fois
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Jhosua Mogiau
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Dim 12 Oct - 16:25

[Rp Commun avec Ker]

-Ah oui, exact,

fit
un Arsalan, qui se senti dans la peau de l'acteur devant l'obligation
d'improviser une partie de la scène qui n'était pas vraiment prévue.

    Hum,
    alors, résumons : vous devez vous assurer que notre route soit sans
    encombre, cela ne sera pas facile, je pense. Nous sommes une grande
    troupe voyageant en plein Gondor. Pas franchement le bienvenue, mais
    pas malvenue non plus, voyez c'que j'veux dire?



Arsalan
jeta un oeil éloquent vers les féroces ailés, ainsi que vers les
chevaux de Nùmenor. Saharley que Lyam tentait d'empêcher de piller les
affaires de la troupe de Ker-Dûnaphil, et Mabeinz, non loin de Saharley
qui boudait presque parce qu'on lui avait interdit de punir l'insolent
poney (ce qui équivaut à "jeune coq" ou "sale morveux" dans le jargon
chevalin).

    Donc ce que vous
    avez à faire, c'est de trouver un chemin dégagé jusqu'à une taverne, de
    préférence sur le chemin d'Umbar. Je crois que c'est l'intention de mon
    seigneur et du gouverneur de faire une étape dans un vrai lit. Bref; et
    s'il ne l'est pas, dégagé, alors, hum... Trouver une manière de le
    dégager ça pourrait être pas mal. Mais discrètement, sans effusion de
    sang ni rien de cette eau : aucun de nous ne tiens à avoir les armées
    du Gondor sur le dos.



Jhosua n'entendit qu'a moitié ce que venait de dire Arsalan malgré ses
tentatives de concentration intenses.Il était toujours préoccupé par
ses problèmes familiaux, et toujours aussi persuadé de sa fautivité
profonde.
Les rouages mal huilés de sa culpabilité emplissaient sa tête d'une cacophonie horrible.


"Oui, euh... oui... très bien je transmettrais a mes hommes. Seulement
je me demande si ils sont bien fait pour ce travail... Qu'est-ce que
vous entendez par... dégager une route sans effusion de sang? Parce que
je crois bien que je n'aurais pas le courage de chercher comment leur
expliquer..."


La question pouvait paraitre
stupide mais Jhosua tenait a s'assurer de ce qu'on lui demandait pour
ne pas commettre de boulettes. Enfin, surtout ses hommes. Et il n'avait
pas le courage de se mettre a réfléchir maintenant.


    Hum,
    rien de bien compliqué si ça peut vous rassurer. Si ce sont des
    paysans, dites leurs que c'est dangereux de rester dans les parages.
    Dites leurs que vous chassez une bestiole! Rajoutez en si ça vous
    chante, faites un peu de spectacle ça devrait les convaincres. Si ce
    sont des soldats, dites leurs que dans une direction quelconque -pas la
    notre- vous avez vu une bestiole dangereuse. Au choix ils rentreront
    boire un coup, ou bien avertir leur supérieur, ou bien chercher la
    bestiole. Dans tout les cas, ils ne seront plus là!


"Trèès
bien, je m'en vais aller leur expliquer... je crois que je serais pas
fâché d'aller me coucher ce soir... Dommage que personne n'ait encore
inventé l'aspirine..."


Jhosua
soupira. La culpabilité se transformait peu a peu en un mélange de
tristesse et de lassitude. Ça, plus le fait qu'il allait devoir
expliquer a ses subordonnés un concept plus qu'incongru par rapport a
leurs méthodes habituelles.
Il fit un signe de la main a
Arsalan, comme pour lui signifier qu'il prenait congé, et il se
retourna vers la position de ses hommes, en marchant presque a reculons
tellement il allait lentement.
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Oradin
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Dim 12 Oct - 17:44

Oradin était fortement occupé à ranger son arc de sorte qu'on le remarque pas.
Non pas parce qu'il avait une quelconque gêne par rapport à ses actes mais parce qu'il ne tenait pas à ce qu'on voit un arc sur la mule d'un Nain

Puis, il rejoint Ecarlate qui semblait assez fatiguée psychologiquement.


Eh, Rouquine! La dernière fois que je t'ai vue comme ça, c'est quand on devait aller voir les Elfes!
Allez! Ca fait un moment qu'on ne s'est pas vu, ça m'embête de te voir ainsi. On se trouve une bonne auberge, avec une bière acceptable, et une pièce de boeuf rotie aux oignons et champignons et ça devrait aller mieux!
J'ai même de l'herbe à fumer Hobbit, et de la bonne qualité! Le meilleur remède contre le coup au moral.
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MessageSujet: Re: Un campement sur la rive   Mar 14 Oct - 12:44

Un Nain.
Mettez un vieux vinyle sur une tourne disque. Un disque romantique. Une douce mélodie en sortira avec un ronronnement ancien et rassurant.
L’homme se fait galant, la femme est se confie, l’homme se fait entreprenant, la femme est moins sur la défensive…

Soudain, une grosse poussière surgit sous le diamant de lecture et la douce mélodie se finie dans un Sppprriiiwwchh aigue et crevant les tympans !
Le charme est rompu.

Oradin était la grosse poussière sur le vinyle de la romance de Ker-Dunaphil et Ecarlate.
Enfin, surtout sur celui de Ker-Dunaphil qui se fit repousser du plat de la main par une Ecarlate qui reprenait du poil de la bête sous l’injonction du nain.

    «- Ouais, ouais, je sais, je sais. J’te signale que j’suis pas un nazgul et que j’ai besoin de sommeil, moi, Cul d’Elfe poilu. Donc, oui, on va y aller à c’t’auberge, mais 5 minute ! Je mange ! »
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